Test Hoka Clifton Pro : une version haut de gamme ? (avis 2026)
Hoka doit son succès à certaines séries emblématiques : les Bondi, les Mach, et bien évidemment les Clifton. Il n’est donc pas surprenant que la marque décline sa série phare dans une version Pro.
La sortie de cette nouvelle chaussure de running se fait conjointement avec celle de la Hoka Clifton 11. Comment savoir quelle version privilégier ? La version Pro convient-elle à vos objectifs ? C’est ce que nous allons voir dans ce test détaillé.
Pourquoi me faire confiance ?
Avec un record personnel de 2 h 38 au marathon et un volume d’entraînement hebdomadaire conséquent, je teste de nombreux modèles de chaussures de running pour aider ma pratique de la course à pied.
J’ai mené mon test terrain des Hoka Clifton Pro sur différents types de séances pour évaluer leur confort et leurs sensations de course. J’ai également consulté d’autres coureurs de différents niveaux pour valider mon ressenti et m’assurer que mes recommandations seront utiles au plus grand nombre.
Notre verdict
Très bonne chaussure pour l’entraînement quotidien, avec les points forts de la Clifton et plus de réactivité.
- Poids : 258 g en 42
- Mousse : SCF EVA
- Hauteur : 42 mm (talon), 34 mm (avant-pied)
- Drop : 8 mm
- Entraînement, toutes distances
La Hoka Clifton Pro est la version haut de gamme qui accompagne la Clifton. C’est du moins ce que l’appellation laisse entendre. Sur le terrain, la principale différence entre les deux versions repose sur la réactivité.
Les différences se concentrent dans la semelle intermédiaire. La hauteur reste de 42 mm, mais la Clifton Pro utilise la technologie ProGlide+, l’association d’une mousse performante et d’une géométrie de semelle optimisée, avec la mousse SCF EVA, une EVA nouvelle génération.
L’absorption des chocs est au rendez-vous pour la longue distance, et le dynamisme est meilleur que sur la Clifton 11. La chaussure permet d’aborder une plus large variété de scénarios à l’entraînement.
La semelle extérieure utilise le caoutchouc Durabrasion Rubber sur une plus large couverture, pour une traction plus efficace que sur la version classique. La tige en mesh technique offre un confort optimal et une respirabilité efficace. Difficile de faire mieux que la version 11, déjà à un très haut niveau.
En résumé, la Hoka Clifton Pro est une sorte de Clifton plus dynamique : elle reprend les forces de la gamme Clifton pour en faire une chaussure plus polyvalente pour les entraînements quotidiens.
Avantages
- Tige très confortable avec un ajustement très efficace
- Amorti bien équilibré et stable
- Traction efficace sur tous les terrains
- Amorti élevé pour pousser jusqu’au marathon
- Meilleure polyvalence que sur une Clifton classique
Inconvénients
- Sensation jugée trop ferme par certains testeurs
- La languette n’a pas convaincu tous les coureurs
- Le dynamisme est meilleur que sur la V11, mais pas au niveau d’autres concurrentes
Amorti : la mousse SCF EVA de la série ProGlide+
Les dimensions de la semelle intermédiaire sont les mêmes que sur la version 11 : 42 mm sous le talon et 34 mm sous l’avant-pied. En toute logique, l’absorption des chocs est optimale, et comme sur la version classique, il n’y a pas de limite à envisager.
On peut pousser la distance jusqu’au marathon. Côté profil de l’utilisateur, pas de restriction particulière non plus, du novice au coureur confirmé. Avec cet amorti élevé, même les coureurs de fort gabarit auront toute la protection nécessaire.
La seule limite vient du côté ferme de la chaussure. C’est un point relevé par de nombreux testeurs, et il est vrai que la sensation à l’impact est plutôt rigide. Je rejoins l’avis général : j’ai eu un peu de mal à pousser une fois les 20 km passés.
La sensation de martèlement commence alors à apparaître, et cela peut être un frein. Cela dépend toutefois vraiment des préférences : à l’inverse, certains coureurs se sentent plus à l’aise avec de la fermeté.
La rigidité s’estompe quelque peu après une centaine de kilomètres, même si la sensation restera assez ferme. Passons à la principale différence avec la version 11 : la composition de la semelle intermédiaire.
La chaussure appartient à la série ProGlide+, l’association d’une mousse performante et d’une géométrie de semelle optimisée. La mousse utilisée est la SCF EVA, une EVA nouvelle génération supercritique. Très dense, elle explique le côté ferme de la chaussure. Le profil est clairement incurvé, avec une géométrie qui favorise une foulée fluide.
Dernier point avec le drop de 8 mm, identique à la Clifton 11 : il ne demande pas d’adaptation particulière et convient parfaitement aux novices.
Retour d’énergie : nettement mieux que la Clifton 11, sans être une fusée
Le poids est de 258 g en taille 42. Ce n’est pas négligeable pour une chaussure appelée à être performante. Ajoutons une mousse qui, bien que supercritique, reste une EVA. Le dynamisme est nettement meilleur que sur la version 11, mais pas au niveau de certaines concurrentes directes.
Difficile de soutenir la comparaison avec les modèles qui ont opté pour des mousses en PEBA ou en A-TPU, que ce soit en termes de rebond ou de retour d’énergie.
Malgré cela, la réactivité est bonne et on peut très bien accélérer à l’entraînement. Le dynamisme sera suffisant pour une large partie du peloton pour varier les scénarios à l’entraînement. Le profil incurvé de la géométrie MetaRocker, plus prononcé que sur la V11, facilite des transitions fluides.
Soutien et stabilité : le siège baquet Active Foot Frame
La technologie Active Foot Frame, une conception en siège baquet inspirée des voitures de Formule 1, donne à la chaussure une bonne stabilité. Certains testeurs la jugent pourtant insuffisante avec la semelle haute, notamment dans les virages serrés.
Pour ma part, avec une base large et une mousse assez dense, je trouve la stabilité totalement classique. Ajoutons que la chaussure s’adresse aux foulées neutres.
Maintien du pied : une tige au niveau de la Clifton 11
La tige en mesh respirant est assez similaire à celle de la V11, à commencer par la respirabilité, elle aussi satisfaisante. Les micro-perforations, encore plus nombreuses et plus présentes sur l’avant, assurent une très bonne ventilation. La couverture par temps froid reste au niveau, quelle que soit la météo.
Les renforts latéraux assurent une bonne structure, avec des empiècements qui donnent du maintien et contrebalancent la souplesse de la tige. Le pied est bien soutenu, il ne se balade pas dans la chaussure, pour une conduite en toute sécurité.
La sensation de confort est très prononcée, et on le ressent dès l’enfilage. Les nombreux rembourrages sont moelleux et on peut garder la chaussure plusieurs heures aux pieds. Comme pour la V11, cette chaussure se porte autant au quotidien que pour courir.
La languette est à gousset et évite les glissements : elle tient bien en place et accompagne très bien le mouvement du pied. Certains testeurs ont toutefois relevé d’autres soucis dans cette zone.
La languette est assez courte, surtout comparée à la longueur des lacets. Cela ne m’a pas gêné, mais ce ne sera peut-être pas le cas de tous les pieds. Autre point : la couture sur le dessus peut provoquer une légère irritation. Je ne l’ai pas constaté, mais la remarque revient deux ou trois fois chez les testeurs.
Le système de laçage est bien pensé : le double blocage des lacets est efficace et permet de tester différentes méthodes pour obtenir un bon verrouillage de la zone.
La construction du talon est classique, avec un contrefort rigide et effilé qui remonte assez haut et se pose confortablement sur le tendon, sans irritation relevée. Le talon est bien verrouillé, pas de glissement à déplorer.
La languette et le contrefort sont bien rembourrés et améliorent le confort. Des éléments réfléchissants sont présents pour la sécurité. La semelle de propreté amovible assure une bonne gestion de l’humidité.
Sans surprise, comme sur la V11, la tige est très bien exécutée et constitue un des points forts de la chaussure.
Taille et ajustement
L’ajustement a quasiment fait l’unanimité parmi les coureurs, avec tout de même quelques réserves : certains jugent la chaussure plus étroite que la version classique.
Ayant les deux paires, j’ai enfilé les chaussures plusieurs fois consécutivement pour bien évaluer ce point, et j’ai aussi mesuré pour ne pas me fier qu’au ressenti. Mon bilan : cela se joue à 2 ou 3 millimètres maximum.
Le mesh est d’ailleurs assez souple : la tige est extensible et devrait convenir à une large variété de pieds. Vous pouvez donc prendre votre pointure habituelle. En cas de doute sur la largeur, pensez à la version large.
Traction : plus de caoutchouc pour un talon plus résistant
Sur la Clifton 10 et la Clifton 11, la durabilité de la semelle extérieure a été pointée par certains testeurs. Je ne l’ai pas constaté, cela dépend de l’attaque du pied, mais ce ne sera pas le cas sur cette Clifton Pro.
Le caoutchouc Durabrasion Rubber couvre une très large surface. Et sur la zone qui pose souci à certains, le talon, le caoutchouc passe en Super Abrasion Rubber. Force est de constater que cet ajout est efficace.
Il améliore la longévité, et la traction est encore meilleure que sur la version classique. Même sur les surfaces humides, l’adhérence est très bonne. La semelle garde une bonne flexibilité, avec de nombreuses rainures qui lui donnent de la souplesse.
En bon partenaire d’entraînement, cette chaussure de route pourra vous accompagner sur tous les chemins et sentiers non-techniques.
Pour qui et pour quelles séances ?
Si je ne devais donner que mon avis personnel, je pourrais le résumer ainsi : la Clifton Pro est en fait ce que devrait être la version actuelle de la Clifton 11. Laissez-moi m’expliquer.
La Clifton Pro ne peut pas selon moi intégrer la catégorie des super-chaussures d’entraînement, ce que laisse pourtant entendre sa dénomination. Le retour d’énergie n’est pas suffisant pour se comparer à une Superblast 3, ou même à une Puma Deviate Pure Nitro, pourtant moins chère.
La mousse a beau être supercritique et nouvelle génération, cela reste de l’EVA, et cela se ressent à l’impact. Pour être honnête, je dois admettre que c’est une très bonne mousse en EVA.
La chaussure est plus réactive que la version 11 et permet d’accélérer plus facilement l’allure à l’entraînement. On peut pleinement envisager des allures marathon ou semi-marathon sans que la chaussure soit un frein à la performance.
Mais il ne faut pas espérer d’aide magique comme sur les super-chaussures. C’est pour cela que la Pro est, selon moi, ce que devrait être la V11 : tout simplement une très bonne chaussure d’entraînement.
Sous réserve d’accepter le côté ferme, on peut très bien allonger la distance, pour tous les profils de coureurs, car l’amorti est généreux. Les sorties longues ne posent pas de problème et on pourra y incorporer de l’allure tempo.
La Clifton Pro sera aussi pertinente pour toutes les sorties à allure modérée, comme les footings de récupération. Ses limites se situent sur les séances plus rythmées.
La haute vitesse, sur tout type de répétitions, sera plus délicate à aborder : le poids n’est pas négligeable et le retour d’énergie ne vient pas le compenser. En compétition, c’est un peu la même chose.
On trouvera des modèles plus performants, et pas forcément plus onéreux. La chaussure reste malgré tout une bonne option si vous ne voulez pas d’un modèle à plaque et privilégiez le confort et la protection.
Qualité et durabilité : une longévité en hausse
Pas de souci relevé sur la solidité de la tige, et la mousse, assez dense, durera bien dans le temps. La semelle extérieure est plus durable que sur la version classique, ce qui donne une bonne longévité à la Clifton Pro.
Le rapport qualité-prix est dans la norme du marché.
Ajoutons que la chaussure est vegan.
Faut-il acheter la Hoka Clifton Pro ?
La Hoka Clifton Pro est une chaussure pleine de qualités, il faut juste ne pas se tromper de cible en l’achetant. Il ne s’agit pas d’une super-chaussure pour l’entraînement ou la compétition.
C’est une version améliorée de la Clifton 11, plus polyvalente, mais toujours dédiée à l’entraînement quotidien, avec un très bon confort et une très bonne protection. Une option intéressante si vous ne souhaitez avoir qu’une seule paire de chaussures.
Description technique
Caractéristiques techniques
| Terrain | Route |
| Type de soutien | Universel (neutre) |
| Drop | 8 mm |
| Épaisseur de la semelle (talon) | 42 mm |
| Épaisseur de la semelle (avant-pied) | 34 mm |
| Poids (modèle homme) | 258 g |
| Poids (modèle femme) | 244 g |
| Année de sortie | 2026 |
| Athlètes | |
| Prix | Voir le prix |
Technologies
| Semelle extérieure | Durabrasion + Super Abrasion Rubber |
| Semelle intermédiaire | ProGlide+ (SCF EVA) |
| Tige | Mesh technique |
| Caractéristiques | Vegan, Pieds larges, Rocker |
Amorti
| Douceur | Ferme |
| Dynamisme | Moyen |
Utilisation
| Distance | Moyenne, 10 km, Semi-marathon, Longue, Marathon |
| Allure | Lente, Modérée |
| Type d'entraînement | Entraînement quotidien |
Référence : site officiel Hoka