Test Saucony Endorphin Azura : une bonne surprise ? (2026)
La gamme Endorphin est déjà bien fournie, avec de nombreux modèles très populaires. Mais il y avait un vide : aucune chaussure performante et sous la barre des 200 euros.
La Saucony Endorphin Azura vient combler ce manque sur un créneau très concurrentiel, celui des chaussures dynamiques, polyvalentes et abordables pour l’entrainement quotidien. Elle vise clairement à concurrencer des modèles comme l’Adidas Adizero Evo SL ou la New Balance Rebel V5, voire l’Asics Superblast 3.
Convient-elle à votre profil de coureur et à vos objectifs ?
C’est ce que nous allons voir dans ce test complet.
Pourquoi me faire confiance ?
Avec un record personnel de 2 h 38 au marathon et un volume d’entraînement hebdomadaire conséquent, je teste de nombreux modèles de chaussures de running pour aider ma pratique.
J’ai effectué mon test terrain des Saucony Endorphin Azura sur différents types de séances pour évaluer leur confort et leurs sensations de course. J’ai également consulté d’autres coureurs de différents niveaux pour valider mon ressenti et m’assurer que mes recommandations seront utiles au plus grand nombre de coureurs.
Notre verdict
Très bonne chaussure avec une grande polyvalence pour accélérer à l’entrainement.
- Poids : 239 g en 42
- Mousses : PWRRUN PB
- Hauteur : 40 mm (talon), 32 mm (avant-pied)
- Drop : 8 mm
- Entraînements toutes distances, compétitions
Endorphin oblige, la semelle des ces Azura est haute et embarque une mousse en Peba, PWRRUN PB. Ce n’est certes pas la plus récente, mais elle reste très efficace.
L’absorption des chocs est très bonne et permettra d’allonger la distance sans restriction particulière jusqu’au marathon. Seule la sensation un peu ferme à l’impact pourra être un frein pour certains. La réactivité est bonne et permet d’accélérer quand il le faut.
La tige en mesh technique offre un très bon confort et une respirabilité optimale. Attention cependant : l’ajustement n’a pas convenu à tout le monde. Enfin, la semelle extérieure avec le caoutchouc XT-900 en carbone assure une conduite sûre, y compris sur chaussée humide.
En résumé, la Saucony Endorphin Azura séduit dès sa première version grâce à une configuration confortable et performante taillée pour la vitesse à l’entraînement.
Avantages
- Très bon rapport qualité-prix
- Modèle polyvalent et réactif pour accélérer à l’entrainement
- Tige bien exécutée pour un très bon confort et une respirabilité optimale
- Absorption des chocs très bonne pour allonger la distance
- Semelle extérieure efficace pour une bonne traction
Inconvénients
- Sensation jugée trop ferme par certains coureurs
- L’ajustement n’a pas convenu à certains testeurs
- Moins explosive que certaines concurrentes
Amorti : une mousse Peba protectrice mais ferme
Pour la semelle intermédiaire, Saucony a choisi la mousse PWRRUN PB, en billes expansées de Peba. Elle n’est pas la plus récente de son panel et certains relèvent ce point, jugeant la chaussure moins moderne que d’autres.
Je tempère ce point car des tests en labo montrent que cette mousse est aussi performante, voire plus, que la mousse plus récente PWRRUN HG, ce qui démontre son efficacité aujourd’hui.
Mais des concurrentes comme l’Adidas Adizero Evo SL offrent au même prix la même mousse que des fusées à plaque carbone, en TPEE. L’Azura aurait forcément été plus performante avec la dernière mousse de Saucony, l’IncrediRUN.
La hauteur est imposante avec 40 mm au talon et 32 mm sous le métatarse. C’est plus élevé que la Saucony Endorphin Speed 5 par exemple, preuve que l’absorption des chocs est très bonne et permettra d’allonger la distance jusqu’au marathon quel que soit le profil du coureur, du novice au confirmé.
Mais il peut y avoir une limite pour pousser : le côté assez ferme à l’impact. Trop pour certains coureurs, qui ont trouvé la chaussure trop raide. Je suis toujours assez fasciné par les différences de ressentis selon les coureurs.
Je juge parfois certaines chaussures trop fermes à mon goût, mais cela n’est pas le cas de tout le monde. Pour l’Azura c’est l’inverse : je trouve l’impact ferme, mais la conduite plutôt agréable, et je n’ai pas été gêné pour allonger. Peut-être simplement parce que la chaussure a été conçue pour accélérer.
La sensation ne devrait pas être un frein pour la plupart des coureurs.
Enfin, le drop de 8 mm est classique et ne demande pas de période d’adaptation.
Retour d’énergie : dynamique, sans rebond explosif
Avec un poids de 239 g en 42, la chaussure est assez légère et cela se ressent avec une conduite aérienne. La réactivité est donc logiquement bonne avec une conduite ferme et une facilité à accélérer le rythme.
La géométrie SPEEDROLL, caractéristique de la série des Endorphin, aide à avoir une bonne bascule vers l’avant. Les transitions talon-orteil sont fluides et rapides pour un bon déroulé du pied.
Mais en 2026 le marché a nettement évolué et beaucoup de coureurs attendent un rebond prononcé et une conduite explosive, ce que proposent des concurrents directs au même prix comme la Rebel V5 avec sa forte propulsion. Et je ne le retrouve malheureusement pas dans l’Azura.
Je valide tout de même un bon dynamisme pour les séances d’entraînement rapides.
Stabilité : une base large et rassurante
Au vu de la hauteur imposante de la chaussure, on aurait pu craindre un manque de stabilité.
Mais la base assez large et la mousse dense donnent une conduite en tout sécurité. Je valide donc une bonne stabilité naturelle.
Ce modèle est pour foulée neutre (pas de correction de la pronation).
Tige et maintien : un mesh respirant et bien rembourré
La tige de la Saucony Endorphin Azura est en mesh technique. Elle offre une très bonne respirabilité et l’air circule très bien. Dans la partie supérieure, la construction se fait à deux couches :
- La maille à l’extérieur est remplie de petits trous de perforation
- La seconde couche intérieure a des ouvertures plus larges
La ventilation est donc efficace. Les deux couches assurent également une bonne couverture par temps froid, pour un bon fonctionnement quelle que soit la météo.
Les nombreux rembourrages offrent un très bon confort d’accueil que l’on ressent dès l’enfilage, très appréciable pour un modèle de ce niveau de gamme. Aucun problème pour garder la chaussure longtemps au pied.
La tige est bien structurée, notamment avec les renforts latéraux et un système de laçage efficace doté de deux œillets supplémentaires, de quoi convenir à une large base de coureurs.
La languette confirme la qualité de la tige. C’est un paramètre souvent négligé par les coureurs et par les marques, mais pourtant très important. On retrouve quatre petits coussinets qui protègent le coup de pied des lacets.
La languette est à soufflet, ce qui évite tout glissement. Le contrefort talon est lui aussi bien rembourré et maintient efficacement le talon en place, de quoi valider un très bon verrouillage du pied.
Enfin, notons les éléments réfléchissants et la semelle intérieure amovible, pour une tige de très bonne qualité.
Prenez votre pointure habituelle
Comme souvent, difficile de faire l’unanimité sur l’ajustement. Certains testeurs ont trouvé la chaussure un peu étroite sur l’avant.
J’ai la chance de pouvoir porter un grand nombre de paires donc je peux éclaire ce point.
J’ai trouvé l’espace très classique et je n’ai eu aucun souci avec la boîte à orteils, alors que j’ai le pied assez large.
La pointure est classique et vous pouvez donc prendre votre taille habituelle, sauf si vous craignez d’avoir le pied trop fort : dans ce cas, mieux vaut essayer avant achat si possible.
Accroche sûre, du bitume mouillé aux chemins
Saucony a choisi le caoutchouc en carbone XT-900 sur la partie externe de la semelle. Ce n’est pas le plus performant de la marque, mais il est efficace et offre une bonne traction.
Il est réparti stratégiquement sur les zones d’usure pour une bonne accroche quelle que soit l’attaque du pied. L’adhérence sur surface humide est également satisfaisante, pas de glissades par mauvais temps !
Les rainures offrent une bonne flexibilité, notamment la noire qui court du talon aux orteils, mais aussi celle en largeur sur l’avant-pied. Enfin, la chaussure pourra vous emmener sur la plupart des chemins non-techniques.
Pour qui et pour quelles séances ?
La simple appartenance de l’Azura à la gamme Endorphin implique un usage pour la vitesse. Le contrat est rempli. Avec la mousse en Peba assez dense sur ce modèle, la conduite est dynamique.
Les allures soutenues sont parfaitement à sa portée, ex. répétitions de 1 000 m, sorties à allure tempo. Avec la sensation assez ferme, la chaussure est même pertinente pour des accélérations plus sèches, ex. répétitions de 200 m.
L’amorti est élevé et permet de pousser jusqu’au marathon sans problème. Sous réserve d’accepter le côté ferme : il n’est pas facile d’encaisser les impacts pour tout le monde d’un point de vue musculaire.
C’est également un modèle de choix pour la compétition même s’il existe des options plus performantes. L’Azura a l’avantage d’être suffisamment polyvalente pour tout faire et moins rigide (pas de plaque).
Pour les limites de la chaussure, je note :
- La sensation assez ferme qui peut être un frein pour courir plus loin malgré l’amorti élevé et la hauteur imposante
- La chaussure est moins explosive que les fusées carbone, mais c’est logique. Elle est également moins dynamique que des concurrentes directs en termes de prix. Si vous recherchez un rebond prononcé, mieux vaut vous tourner vers d’autres chaussures.
- L’Azura peut être délicate à utiliser pour les novices : la bascule est plutôt forte avec la technologie SPEEDROLL
- Ce ne sont pas les chaussures idéales pour les allures plus modérées (ex. footing en endurance fondamentale)
La Saucony Endorphin Azura est donc une très bonne paire pour toutes les séances où il faut accéler l’allure à l’entraînement quotidien. C’est aussi une très bonne option en compétition pour les coureurs si vous voulez un modèle sans plaque.
Un rapport qualité-prix convaincant
La durabilité est clairement un point fort de la chaussure.
La semelle extérieure est très résistante et la mousse PWRRUN PB conserve très bien ses propriétés protectrices dans le temps. La tige ne montre pas de signes d’usure prématurée et la chaussure a les atouts pour accumuler les kilomètres. On a donc un très bon rapport qualité-prix.
Enfin, cette chaussure de running est conçue avec une petite part de matériaux recyclés et vegan.
Notre verdict final sur l’Azura
La Saucony Endorphin Azura offre beaucoup de qualités dès sa première version, avec des promesses pour les futures éditions. Elle est très pertinente pour tout type de scénario où il faut accélérer l’allure.
Elle est cependant moins explosive que certaines concurrentes, mais plus stable, avec une mousse un peu en retrait aujourd’hui. Elle reste une très bonne option pour le coureur qui veut une chaussure sans plaque carbone pour la compétition et une paire unique pour l’entrainement.
Notre test terrain en vidéo
Description technique
Caractéristiques techniques
| Terrain | Route |
| Type de soutien | Universel (neutre) |
| Drop | 8 mm |
| Épaisseur de la semelle (talon) | 40 mm |
| Épaisseur de la semelle (avant-pied) | 32 mm |
| Poids (modèle homme) | 239 g |
| Poids (modèle femme) | 211 g |
| Année de sortie | 2026 |
| Athlètes | |
| Prix | Voir le prix |
Technologies
| Semelle extérieure | Caoutchouc XT-900 |
| Semelle intermédiaire | PWRRUN PB, SPEEDROLL, Super Responsive Sockliner (SRS) |
| Tige | Maille technique |
| Caractéristiques | Vegan |
Amorti
| Douceur | Équilibré |
| Dynamisme | Moyen |
Utilisation
| Distance | Courte, 5 km, Moyenne, 10 km, Semi-marathon, Longue, Marathon |
| Allure | Modérée, Rapide |
| Type d'entraînement | Entraînement quotidien, Compétition |
Référence : site officiel Saucony
