Notre verdict sur la Hoka Speedgoat 7… (test et avis 2026)
Deux ans entre les Hoka Speedgoat 5 et 6, puis encore deux ans avant cette nouvelle version 7. Une preuve que la Speedgoat reste une référence sur le marché du trail : Hoka peut se permettre de prendre son temps pour faire évoluer son modèle phare.
La Speedgoat 6 avait largement convaincu, malgré quelques critiques isolées. Mais dans un marché qui évolue vite, rester au sommet en 2026 n’a plus tout à fait la même signification qu’en 2024. Les concurrents progressent, et chaque nouvelle version doit justifier son existence.
Hoka avait donc une question délicate à résoudre : comment améliorer un modèle que beaucoup considéraient déjà comme parfait ? Après près de deux ans de travail, la marque arrive avec plusieurs modifications.
La Speedgoat 7 est-elle une simple évolution ou une vraie amélioration ? Et surtout, correspond-elle à votre profil de coureur ?
C’est ce que nous allons voir dans ce test terrain.
Pourquoi me faire confiance ?
Je suis coureur amateur et passionné par les chaussures. Avec mes 4000-5000 km à l’année, j’ai l’occasion de pouvoir utiliser une large variété de modèles. J’ai notamment pu tester des produits de marques concurrentes comme les Asics Trabuco Max 4 ou les Saucony Peregrine 16.
Pour ce test, j’ai pu utiliser la SG7 sur des entraînements classiques allant des footings de récupération aux traditionnelles sorties longues sur terrains vallonnés. Mais aussi sur des séances fartlek plus spécifiques dans des sous-bois et sur sentiers techniques.
Notre verdict
Excellentes chaussures de trail d’une redoutable polyvalence pour affronter tous les scénarios.
- Poids : 264 g en 42
- EVA supercritique, Vibram MegaGrip et Traction Lug
- Hauteur : 40 mm (arrière), 35 mm (avant)
- Drop : 5 mm
- Crampons de 5 mm
- Entraînements, compétitions
Cette nouvelle Speedgoat 7 affiche quelques changements importants. On a enfin une mousse supercritique pour l’amorti. C’était le minimum attendu à l’ère des technologies en Peba et A-TPU.
Sans atteindre le niveau de performance de ces dernières, la Speedgoat 7 offre une très bonne absorption des chocs et une réactivité largement suffisante pour les sentiers.
La nouvelle empeigne en textile tissé RPET (polyester recyclé) est respirante et assure un très bon confort. Hoka n’a pas sacrifié la protection et la SG7 reste suffisamment efficace et polyvalente pour s’aventurer sur les terrains les plus techniques.
De la même manière, le caoutchouc Vibram MegaGrip et la conception Traction Lug des crampons (5 mm) continuent d’assurer une adhérence impeccable.
En résumé, la Speedgoat 7 continue de s’imposer comme l’une des chaussures trail de référence grâce à sa polyvalence et sa technicité.
Avantages
- Traction toujours aussi efficace
- Très bonne absorption des chocs pour les longues distances
- Protection pensée pour affronter une large variété de terrains
- Empeigne très confortable et très respirante
- Une polyvalence à toute épreuve
Inconvénients
- Le stack plus élevé donnent des sensations moins proches du sol
- Certains testeurs auraient aimé un amorti plus moderne
- L’ajustement n’a pas convenu à tous les coureurs
Adhérence
Atout majeur des versions précédentes, difficile pour la marque de tout révolutionner sur ce point. On retrouve donc la combinaison gagnante du caoutchouc Vibram MegaGrip, associé au concept Vibram Traction Lug.
Hoka a joué sur la forme du crantage pour augmenter l’accroche, la stabilité et la surface d’appui. Les crampons font toujours 5 mm d’épaisseur, mais ils sont en forme de cœur à la place des chevrons des modèles précédents.
En toute transparence, je n’ai pas constaté une grosse différence en termes d’accroche, mais ce n’est pas une critique : j’avais trouvé la v6 déjà excellente !
Le grip est toujours excellent sur les différents types de terrains.
La plateforme est flexible pour plus plus de confort.
Il n’y a pas de plaque de protection, mais cela ne semble pas nécessaire vu la hauteur de la semelle (voir la partie sur l’amorti), même sur les parcours rocheux.
Que vaut la Speedgoat 7 sur les terrains techniques ?
Difficile de trouver un terrain qui ne convienne pas à ces Hoka Speedgoat 7. On pourra toujours trouver des options plus spécialisées pour les sentiers très techniques de haute montagne, mais pour la grande majorité des coureurs la différence restera marginale.
Sur sol compact, elle offre un déroulé fluide et une accroche qui permet de changer de rythme ou de direction en toute confiance. Elle reste également très efficace sur terrain meuble et s’en sort honorablement dans la boue. Ce n’est pas une chaussure de cross avec des pointes de 15 mm, mais l’adhérence reste solide et au niveau des meilleures concurrentes.
Sur surfaces humides, la Speedgoat 7 se montre particulièrement sécurisante, y compris en dévers.
Les protections permettent aussi d’aborder sans crainte les sentiers escarpés ou accidentés de montagne.
Amorti
Hoka abandonne la CMEVA de la version précédente pour une EVA supercritique.
On peut regretter que la marque n’ait pas opté pour une technologie plus avancée techniquement (ex. PEBA ou A-TPU), mais cette configuration présente un avantage important pour accumuler les kilomètres.
La mousse conserve mieux ses propriétés dans le temps et offre une réactivité largement suffisante pour la majorité des coureurs.
La hauteur exacte de la semelle est difficile à confirmer : Hoka ne communique pas clairement sur ce point. Néanmoins, les valeurs les plus cohérentes semblent être 40 mm au talon et 35 mm à l’avant-pied.
Quoi qu’il en soit, la Speedgoat 7 reste une option assez maximaliste avec un amorti conséquent. L’absorption des chocs permet d’envisager toutes les distances, y compris l’ultra, et conviendra à un large éventail de profils.
La sensation sous le pied reste très proche de celle de la Speedgoat 6. L’amorti est bien équilibré, ni trop ferme ni trop moelleux, ce qui rend ce modèle accessible et confortable sur la durée.
Le drop de 5 mm est classique chez Hoka, mais il peut demander un petit temps d’adaptation pour les coureurs habitués à des drops plus élevés et les débutants.
Réactivité
La Hoka Speedgoat 7 fait 264 g en 42, un poids assez stable malgré la semelle plus haute. On reste dans la moyenne pour cette catégorie.
Comme évoqué, la mousse n’est pas parmi les plus avancées et vous trouverez des modèles avec plus de rebond et de dynamisme.
Mais la Speedgoat 7 est suffisamment dynamique pour balayer une large variété d’allures, à l’entrainement ou sur les distances moyenne et longues en compétition.
De plus, le Meta Rocker se traduit par une bascule marquée vers l’avant. Le nouveau design du biseau du talon (courbe plus marquée) contribue également à une meilleure propulsion : la transition à partir de la réception à l’impact est fluide.
La stabilité est bonne et on a une conduite sûre et efficace, notamment dans les descentes.
Maintien du pied
La nouvelle maille de cette Hoka Speedgoat 7 est en textile tissé RPET (polyester recyclé). Avant d’évoquer ses nombreuses qualités, commençons par parler du point qui a le plus divisé : l’ajustement.
Le maintien est très bon ; le chaussant enveloppe très bien le pied. Trop pour certains testeurs qui l’ont trouvé trop étroit sur l’avant, que ce soit sur le cou du pied ou au niveau de la Toe Box.
C’est un point souvent délicat, la sureté de la conduite (surtout dans les descentes) est intrinsèquement liée au volume disponible. Plus il y en a, plus les glissements du pied peuvent engendrer des torsions. Ce n’est pas le cas pour la Speedgoat, qui permet de bien s’engager sur terrain très technique ou dans les descentes avec appuis fuyants.
Les chaussures avec des tiges extensibles s’en sortent souvent mieux dans cette équation complexe. Sauf qu’une chaussure de trail se doit aussi d’avoir des éléments de protection.
Quoi qu’il en soit, j’ai pour ma part trouvé l’ajustement plutôt semblable à celui de la v6, donc assez serré. Il est donc préférable d’essayer avant achat si possible, ou sinon de prendre la version Wide dans le doute (pour les pieds larges ou forts).
Un chaussant toujours aussi confortable
Le confort est très bon, avec des rembourrages là où il faut. Garder la SG longtemps au pied ne pose aucun problème pour les longues distances (sauf bien sûr pour ceux qui se sentent serrés sur l’avant-pied).
On a une bonne structure, le tissage est plus dense sur les zones stratégiques et plus aéré sur les zones de flexion. Le médio-pied est bien maintenu par deux empiècements distincts qui recouvrent le pied d’un côté à l’autre.
Sur l’avant-pied, on retrouve le système Dynamic Vamp (empeigne dynamique extensible), sorte d’empiècement extensible qui permet de s’adapter au gonflement des pieds (ce qui atténue le côté serré).
La languette à double soufflet est toujours assez fine mais suffisamment rembourrée. Elle accompagne très bien le mouvement du pied, pas de glissements signalés. Le nouveau système de laçage avec deux œillets à l’arrière l’empêche également de bouger et contribue à un meilleur maintien. Les lacets sont classiques (plats).
Le contrefort semi-rigide avec un rembourrage offre un bon verrouillage. La conception est plus traditionnelle : il remonte moins haut avec un évasement moins prononcé.
Enfin, il y a une tirette, des éléments réfléchissants et il est possible d’ajouter des guêtres.
Protection et respirabilité
Le renfort synthétique rigide sur l’avant-pied qui recouvre la zone des orteils offre une très bonne protection contre les chocs ou les éléments rencontrés, même s’il ne s’agit pas d’un pare-pierre rigide.
La languette à double soufflet empêche la terre et les petits cailloux de pénétrer à l’intérieur. Le mesh offre une bonne protection quand il fait froid. Cependant, certains testeurs (dans les zones chaudes, car ici c’est l’hiver et je n’ai pas pu le constater) ont signalé un manque de respirabilité.
La maille est assez serrée et les empiècements limitent la circulation de l’air, le pied peut donc chauffer en été.
Même si la tige n’est pas hydrophobe, je note une bonne résistance à l’eau et un séchage assez rapide. Il existe également une version Gore-Tex imperméable.
Usage
J’ai découvert la série avec la Speedgoat 6. Je me suis souvent demandé si j’avais été trop généreux dans la note, car j’ai vu beaucoup d’autres modèles de très bonne qualité depuis.
Cette v7 me conforte dans cette notation, car je retrouve ce qui m’avait poussé à mettre une note élevée (plus que pour les concurrentes).
En un mot : polyvalence !
Par exemple, j’ai eu un gros coup de cœur pour La Sportiva Prodigio Pro, mais il faut reconnaître qu’on peut faire bien plus de choses avec cette Speedgoat 7, sans sacrifier le plaisir de course.
Les éléments de protection permettent de s’aventurer sur tous les terrains, du sentier roulant près de chez soi aux parties plus escarpées. Attention toutefois: il ne s’agit pas d’une chaussure de « haute montagne » et elle ne peut pas rivaliser avec des spécialistes comme La Sportiva Bushido 3 sur ce point.
Mais la SG7 sera amplement suffisante pour la grande majorité des ultras en moyenne montagne (comme l’UTMB).
Quelles distances ?
En termes de confort, l’absorption des chocs est élevée et permet de courir sur de très longues distances.
À l’inverse, les formats courts et nerveux ne sont pas les plus pertinents pour la chaussure : certains coureurs déplorent un manque de dynamisme pour accélérer.
Je relativise ce point : oui, il existe de nombreuses chaussures plus légères et plus réactives pour la vitesse. Mais même sur les formats courts, la différence sera difficilement perceptible pour une large partie du peloton.
Si vous voulez absolument quelque chose de plus dynamique sans perdre en confort sur la longueur, vous pouvez vous tourner vers la Hoka Tecton X 3.
Pour quels coureurs ?
La Speedgoat 7 est très bien adaptée aux novices grâce à son déroulé fluide. Il faudra juste faire attention au drop faible, notamment si vous êtes plutôt habitué à un drop standard (ex. 8 mm).
De la même manière, le stack élevé se traduit par des sensations moins proches du sol qui peuvent surprendre en nuisant à l’équilibre des appuis pour certains coureurs.
Néanmoins, la stabilité reste bonne et ce type de hauteur est désormais monnaie courante en 2026.
En résumé, la Speedgoat 7 confirme son statut de chaussure de trail à tout faire. C’est un modèle accessible et polyvalent pour la grande majorité des personnes et des scénarios sur les sentiers.
Qualité et durabilité
Je n’ai pas noté d’usure prématurée sur la tige et la plupart des coureurs notent qu’elle est robuste.
La semelle Vibram offre toutes les garanties de longévité habituelle et l’amorti semble garder ses propriétés au fil du temps.
On valide donc une bonne durée de vie, ce qui donne un très bon rapport qualité-prix.
Vous pouvez voir les dernières offres pour ce modèle sur cette page.
La conception est plus écologique : ce produit est certifié « éco-engagé » car il vérifie le critère GRS (Global Recycled Standard) avec au moins 50 % de fibres recyclées.
Ces chaussures sont également vegan (sans matière animale).
Hoka Speedgoat 7 vs 6
Les changements pour cette nouvelle version sont les suivants :
- Nouvelle disposition des crampons sur la semelle extérieure VIBRAM MEGAGRIP
- Nouvelle mousse en EVA supercritique
- Nouvelle tige en textile tissé RPET (polyester recyclé)
- Intégration de guêtres possible
- Tirette et languette à double soufflet
- Bracelet du talon amélioré
Evolution du marché oblige, la Speedgoat 7 surpasse la v6. Les deux versions restent malgré tout excellentes. À prix égal, nous vous conseillons cette dernière, mais en cas de grosse réduction, la SG6 peut être très intéressante.
Autres comparatifs
Verdict : faut-il choisir cette chaussure de trail ?
La collection Speedgoat a toujours été synonyme de ce qui se fait de mieux en trail, quelle que soit la situation. Cette version 7 ne fait pas exception et continue de s’imposer grâce à des améliorations ciblées et pertinentes.
Il existe des modèles plus spécialisés pour certains domaines (ex. performance, protection), mais la Hoka Speedgoat 7 reste parmi les chaussures de trail les plus polyvalentes à l’heure actuelle. Sans aucun doute l’une des meilleures toutes catégories confondues !
Notre test terrain en vidéo
Données complètes
Caractéristiques techniques
| Terrain | Trail |
| Type de soutien | Universel (neutre) |
| Crampons | 5 mm |
| Drop | 5 mm |
| Épaisseur de la semelle (talon) | 40 mm |
| Épaisseur de la semelle (avant-pied) | 35 mm |
| Poids (modèle homme) | 264 g |
| Poids (modèle femme) | 242 g |
| Année de sortie | 2026 |
| Athlètes | |
| Prix | Voir le prix |
Technologies
| Semelle extérieure | Vibram Megagrip, Traction Lug |
| Semelle intermédiaire | Mousse EVA supercritique, Meta-Rocker, Active Foot Frame |
| Tige | Maille technique RPET |
| Caractéristiques | Vegan, Matières recyclées, Rocker, Ecologique, Pare-pierre, Plaque de protection contre les pierres, Attache-guêtres, Compatible avec semelles orthopédiques |
Amorti
| Douceur | Équilibré |
| Dynamisme | Moyen |
Utilisation
| Distance | Moyenne, Longue, Ultra-trail |
| Allure | Lente, Modérée, Rapide |
| Type d'entraînement | Entraînement quotidien, Compétition |
Référence : site officiel Hoka

Bonjour, comparatif prévu entre Speedgoat 7 vs Ultra Glide 4 ?
Merci
J’aimerais bien aussi
Je viens de les mettre au pied et la sensation est pas bonne
La speedgoad 6 était dur avec une tenu de pied parfaite.
Celle ci sont bizarre pas confortable partagé en deux partie avant et arrière on rentre
Même vers l intérieur au niveau du talon.
Je vais courir un peu avec pour voir mais je ne suis rassuré sur cette chaussure.